Journée sportive pour des enfants de la rue à Manille, Philippines

Sylvain Sicotte, coordonnateur des communications et de l’engagement du public de L’ŒUVRE LÉGER, est présentement aux Philippines afin de visiter nos différents partenaires et réaliser des documents vidéos qui seront ajoutés sur notre site dans les prochains mois. Geneviève Hamel, collaboratrice spéciale, nous livrera quelques photos-reportages durant leur séjour. Ils accompagnent Arnaud Vanier, lauréat du prix de L’ŒUVRE LÉGER remis dans le cadre de Forces AVENIR 2011.

Manille, 2 juin 2012.

Quelques centaines de jeunes regroupés dans un gymnase. Chaque équipe avec un habit de couleur différente : jaune, rose, noir, bleu, etc. Les filles joueront au volleyball, les garçons au basketball. Une mascotte les accueille à l’entrée, il y a du pop-corn dans un coin, un commentateur au micro, un tableau de pointage, un photographe, des entraîneurs, des trophées encore cachés dans des boîtes. Avant de commencer, on chante l’hymne national, une main sur le cœur. Un décor habituel pour un tournoi sportif.

Mais pour ces jeunes, le décor habituel, c’est la rue. C’est dans les rues de Manille qu’ils vivent, qu’ils mangent, qu’ils travaillent… Certains y dorment toutes les nuits, leurs souliers attachés à leur cou pour ne pas se les faire voler. C’est dans les rues de Manille que l’organisme Childhope travaille avec eux pour leur offrir des soins et des ateliers en tout genre. Aujourd’hui, c’est en quelque sorte l’aboutissement d’un long travail. Psychologues, travailleurs sociaux et autres intervenants ont mis beaucoup de temps à créer des liens avec les jeunes, pour tenter de leur faire voir une autre partie d’eux-mêmes – et une autre vision des adultes qui les entourent, trop souvent synonymes d’agression ou d’abus.

Participer à une discipline sportive s’avère donc un moyen parmi tant d’autres d’apprendre le travail d’équipe, le plaisir d’une compétition amicale ou le respect des règles. Une tape dans le dos de la part d’un adulte, quelques applaudissements après avoir marqué un but ou entendre son nom prononcé au micro, c’est en réalité toute une dose de confiance en soi! Et quand on voit un de ces petits avec trois médailles dans le cou et un trophée pour son équipe, on comprend mieux que, pour eux, tout ce décor est vraiment… extraordinaire.

Geneviève Hamel

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