Tous les partenaires de L’ŒUVRE LÉGER aux Philippines ont pour préoccupation première le droit des enfants. Parmi eux, l’organisme Kaibigan concentrait lui aussi ses efforts sur les enfants dans le besoin, avant d’en arriver à un triste constat. Il y a quelques années, on a remarqué que, même si les enfants progressaient de manière remarquable lorsqu’ils étaient intégrés au programme, ils retrouvaient pour la plupart leurs « mauvaises habitudes » dès qu’ils retournaient dans leur contexte familial.

Kaibigan offre des formations d’artisanat (macramé, bijoux, tissage, etc.). La vente de ces objets permet un revenu d’appoint aux artisans.
C’est la raison pour laquelle Kaibigan a décidé de s’attaquer au problème à même sa source : la famille et, plus largement, la communauté. Ce qui n’est pas peu dire. Car changer les habitudes et les mentalités, ou s’attaquer à un système gangrené par la pauvreté, c’est une approche globale qui demande parfois plus de temps et de moyens.

Les « leaders communautaires » reçoivent diverses formations, qu’elles mettent à profit dans les projets qu’elles déterminent.

Certaines femmes ont les capacités de gestion et d’organisation leur permettant d’ouvrir leur propre petit commerce (comme ce comptoir alimentaire).
Malgré tout, les résultats se font déjà sentir. D’abord, on ouvre une porte : Kaibigan donne un appui financier à une famille afin d’appuyer la scolarisation des enfants. Ensuite, on entre dans la maison : les femmes se voient offrir des formations afin de développer des projets leur permettant de générer un revenu d’appoint pour la famille (artisanat, gestion de petit commerce, etc). Puis, les femmes les plus motivées deviennent des « leaders communautaires », qui mettent sur pieds des groupes. À leur tour, les groupes organisent des activités pour le bien de leur communauté : dépistage de la tuberculose (un problème endémique ici), sensibilisation aux droits des femmes, etc… Sans oublier ce qui est au cœur de la communauté : la protection des enfants.
Geneviève Hamel

Certains jeunes ont profité de l’appui de Kaibigan depuis l’école primaire et sont maintenant au collège ou à l’université.

En plus d’appuyer la scolarisation des jeunes, Kaibigan leur offre différents programmes, comme la chorale. Ces trois jeunes filles ont chanté pour nous, impressionnant !





