Depuis 1992, notre filiale Recours des sans-abri encourage les initiatives visant à soutenir les personnes sans-abri ou itinérantes. Elle vise particulièrement les jeunes, momentanément incapables d’assumer la responsabilité de leur vie.
La situation des jeunes marginaux se révèle particulièrement préoccupante. Au cours des dernières années, on dénombrait quelque 5 000 adolescents et jeunes adultes sans domicile fixe dans la région de Montréal. Souvent contraints à de nombreux déplacements pour ménager la paix sociale, des jeunes cherchent un refuge dans des quartiers périphériques ou en banlieue.
Devant l’ampleur de la tâche, Recours des sans-abri appuie tout particulièrement les initiatives qui s’adressent aux personnes qui ont la volonté de s’en sortir. On tiendra davantage compte, par conséquent, des activités et des démarches qui ciblent les personnes déjà dans la rue ou à risque de s’y retrouver, mais dont le désir de s’en sortir est manifeste.
Des résultats qui se voient…
L’année dernière, Recours des sans-abri a collaboré avec 42 organismes communautaires. Ce faisant, nous leur avons distribué plus de 396 000 $, ce qui leur a permis de venir en aide à plus de 52 297 personnes à travers la province.
Objectifs
L’objectif général de la filiale est de soutenir les personnes dans leurs efforts pour ne pas s’enfermer dans le cycle de l’itinérance.
Afin de mieux répondre aux besoins des jeunes en difficulté, nous visons l’atteinte d’objectifs spécifiques au cours des cinq prochaines années (2009-2013).
Encourager les initiatives visant à aider les adolescents
et les jeunes adultes en difficulté.
Ces initiatives exploreront diverses façons d’intervenir auprès des jeunes en difficulté dans le but de les protéger contre des tendances autodestructives ou contre des influences néfastes tout en reconstruisant ou en consolidant leur estime de soi et leur confiance dans la vie et dans les autres. Il s’agit par exemple :
- Activités de reaching-out : elles consistent à aller à la rencontre du jeune dans son milieu, pour tenter d’établir un lien de confiance;
- Services orientés sur la protection du jeune (prévention du suicide, sensibilisation au phénomène des gangs de rue, de la prostitution et aux conséquences de la drogue);
- Activités d’accueil, de dépannage à court terme (hébergement et aide alimentaire d’urgence), de référence et d’orientation vers les services sociaux et de santé.
Soutenir les programmes de réinsertion.
Les activités de réinsertion encourageront le développement d’habiletés sociales de base et la création de réseaux sociaux susceptibles de prémunir les personnes à risque contre l’isolement, la pauvreté, le retour à la rue. Elles visent à :
- Favoriser l’autonomie de la personne, particulièrement dans ses premières démarches vers la réinsertion;
- Stimuler l’entraide et la solidarité des milieux envers les personnes en grande difficulté (parrainage individuel, groupes de soutien, coopératives d’entraide dans les domaines du logement ou du travail).