Les oeuvres du cardinal Lger
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Fondateur

Portrait du Cardinal Léger (1904-1991)

Né à Valleyfield, le 25 avril 1904, Paul-Émile Léger grandira à Saint-Anicet, sur les bords du lac Saint-François puis, suivra sa famille nouvellement installée à Lancaster. Après une enfance où se côtoient études, travail et santé fragile, Paul-Émile, maintenant âgé de 17 ans, se sent interpellé pour la prêtrise.

En 1925, il entre au Grand Séminaire de Montréal. Le 25 mai 1929, il est ordonné prêtre par l’archevêque de Montréal. Il choisit alors de devenir Sulpicien. Il fait son noviciat chez les Sulpiciens d’Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Remarqué pour ses talents de communicateur et ses dons de directeur spirituel, il est nommé professeur à l’Institut catholique de Paris. À 29 ans, ses supérieurs lui demandent d’aller fonder un séminaire au Japon. Son rêve de devenir missionnaire se concrétise. En moins de six mois, il maîtrise la langue et prononce ses premières homélies en japonais.

La deuxième guerre mondiale (1939-1945) éclate. Chassé du Japon, il est nommé vicaire général du diocèse de Valleyfield puis, à la fin de la guerre, recteur du Collège canadien à Rome. Il y trouve une Europe dévastée par la guerre. Confronté à la misère, il fonde sa première œuvre, La Croix d’or. Grâce à ses interventions, des bateaux entiers de vivres et de biens divers offerts par les Canadiens parviennent aux enfants italiens, français et allemands.

En 1950, à l’âge de 46 ans, Paul-Émile Léger revient au pays. Pie XII le nomme archevêque de Montréal, puis cardinal en 1953. Sa personnalité flamboyante ne freine en rien son ardeur à soulager la misère. Il est présent auprès des malades et des pauvres et appuie ouvertement la lutte des ouvriers pour de meilleures conditions de travail. Il fonde à Montréal l’Institut Dominique Savio, le Patro le Prévost et le Foyer de la Charité.

Le Concile Vatican II (1962-1965) lui fait entrevoir sa mission ultime. L’image d’enfants mourant de faim à travers le monde lui est intolérable. Dès lors, il renonce à son titre d’évêque et, âgé de 63 ans, part au Cameroun. Pendant 12 ans, il se consacre à développer des cliniques, hôpitaux, écoles et orphelinats dans plusieurs pays d’Afrique. Bien que de retour au pays, à l’âge de 75 ans et, malgré un état de santé qui inquiète, il poursuivra sa mission auprès des plus démunis. Il rendra visite à ses fidèles partenaires oeuvrant maintenant sur trois continents et s’attardera aux besoins des plus démunis vivant ici, au Canada.

Le 13 novembre 1991, Paul-Émile Léger s’éteint après une vie remarquablement dévouée aux autres. Il laisse bien vivantes trois œuvres internationales, trois œuvres au Québec et une œuvre au service de l’international et du Québec qui verront à poursuivre sa mission contre la misère et pour la paix.